Vos appareils inutilisés et vous

Recherche & innovation 21 septembre 2015

Nous en avons tous au moins un dans un placard ou un tiroir. Un ancien téléphone mobile, un appareil photo qui ne sert plus ou bien le jouet préféré du petit dernier, qui a maintenant 22 ans… Le stockage des appareils inutilisés est un phénomène qui n’obéit pas à une logique rationnelle. C’est pourquoi Eco-systèmes a étudié les comportements des internautes pour mieux connaitre les raisons qui nous poussent à garder les appareils que l’on n’utilise plus. Et vous, quel type de gardeur êtes-vous ?

Vos appareils inutilisés et vous

Avec déjà plus de 10 000 répondants en 2014, la grande enquête en ligne « Libérons nos objets » a été relancée en juillet 2015 sous la supervision méthodologique de Valérie Guillard*, afin de quantifier le stockage d’appareils par les Français et de mieux comprendre leurs motivations et leurs freins. Au total, plus de 43 600 personnes ont répondu à cette enquête.

Gardeur utilitaire, altruiste, affectif, économique ?

Quatre grands profils ressortent, sachant que chaque personne peut se retrouver dans plusieurs profils à la fois :

  • Le gardeur « utilitaire » (60 %) considère que ses appareils pourront toujours servir un jour.
  • Le gardeur « altruiste » (40 %) espère trouver un jour une personne à qui ses appareils pourront servir.
  • Le gardeur « affectif » (30 %) reste attaché aux souvenirs liés à ses appareils.
  • Le gardeur « économique » (21 %) reste quant à lui attaché à la valeur de ses appareils.

Plus le gardeur avance en âge, moins il a tendance à vouloir tout garder. Et oui, contrairement aux préjugés, ce ne sont pas les personnes âgées qui gardent le plus d’appareils chez eux ! En moyenne, chaque gardeur conserve 4 appareils inutilisés, principalement des téléphones mobiles, appareils photos, jouets électriques, claviers et consoles de jeux.

La flemme ? Oui, mais pas seulement…

En regardant de plus près les liens entre les appareils et les freins pour s’en débarrasser, 4 types d’appareils ressortent :

  • Les appareils « en attente », dont on sait quoi faire mais dont on reporte le débarras à plus tard. Typiquement, il s’agit par exemple des appareils de bricolage.
  • Les appareils « corvée » dont on ne sait pas vraiment quoi faire et qui restent dans les tiroirs. Il s’agit la plupart du temps d’appareils technologiques.
  • Les appareils qui sont tout simplement « oubliés », qui sont assez hétéroclites et font désormais partie du paysage.
  • Les appareils « compliqués », dont on veut se débarrasser mais dont on ne sait pas quoi faire, là encore assez hétéroclites.

Pour aller plus loin et préciser certains résultats, l’enquête « Libérons nos objets » sera bientôt complétée par une étude ethnographique directement chez les consommateurs. Ce programme de recherche en lien avec l’Université Paris-Dauphine permettra de mieux comprendre comment les appareils se retrouvent du salon à la cave, passent du sac à main au tiroir, mais aussi comment nous nous débarrassons des appareils restés trop longtemps inutilisés.

Pour savoir vous aussi quel type de gardeur vous êtes, faites le test sur www.liberons-nos-objets.com !

 

* Docteur en sciences de gestion, Maître de Conférences à l’Université Paris-Dauphine, auteure d’une thèse sur la « tendance à tout garder ».